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Quelle est ma relation aux autres ?

Je puis voir une éclipse, ou simplement un beau soleil qui sèche le grain, au lieu de cette tempête grondeuse et pleureuse: je puis, à force de vouloir, espérer et croire enfin que les choses iront comme je veux, mais elles vont leur train. D'où je vois bien que ma prière est celle d'un nigaud. Mais quand il s'agit de mes frères les hommes, ou de mes sœurs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par être vrai. Si je me crois haï, je serais haï , pour l'amour, de même. Si je crois que l'enfant que j'instruis est incapable d'apprendre, cette croyance écrite dans mes regards et dans mes discours le rendra stupide, au contraire, ma confiance et mon attente est comme le soleil qui mûrira les fleurs et les fruits du petit bonhomme. Je prête, dites-vous, à la femme que j'aime, des vertus qu'elle n'a point, mais si elle sait que je crois en elle, elle les aura. Plus ou moins, mais il faut essayer: il faut croire. Le peuple méprisé, est bientôt méprisable, estimez-le, il s'élèvera. La défiance a fait plus d'un voleur, une demi confiance est comme une injure, mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait? Il faut donner d'abord.

Alain